Les images des mots

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Plusieurs membres du Club de la presse Bourgogne se sont réunis le jeudi 21 mars 2019 pour un atelier sur les pratiques journalistiques concernant les mots « clichés » et les expressions « toutes faites » en presse écrite ou en radio. Pour animer la réunion, Christiane Perruchot s’est appuyée sur Le journalisme sans peine, un livre que Michel-Antoine Burnier et Patrick Rambaud avaient écrit après avoir constaté que les étudiants en journalisme employaient tous les mêmes expressions (Plon, 1999).

« Les ténors de la politique », « les barons de la finance »… solutions de facilité ? Le « marathon » employé à tort et à travers (« marathon des vœux », « marathon judiciaire »…)… paresse intellectuelle ? Pas toujours car ces expressions servent à donner un peu de couleur aux textes pour éviter les répétitions et maintenir l’attention du lecteur.

L’histoire et les mythologies, productrices d’expressions faciles

On évoque un « bras-de-fer » pour faire passer les notions d’affrontement entre deux protagonistes et cela finit souvent pas un « dialogue de sourds ». Quand on dit qu’une élection d’un pays d’Afrique se déroule sous « haute surveillance », ce n’est pas tant les représentants de l’ONU qui sont concernés que l’attention du monde entier qui se fixe sur ce pays. Si l’on parle d’un « feuilleton judiciaire », c’est parce qu’il y a plusieurs étapes dans une affaire, parce que des rebondissements surgissent ; de plus, cette figure de style correspond bien à la stratification des affaires qui sont présentées successivement devant plusieurs cours, de la première instance jusqu’à la cassation. Parfois le cliché peut se retourner contre les journalistes, quand des éditorialistes crient au « lynchage médiatique » pour défendre un protagoniste mis en cause dans une affaire judiciaire.

L’histoire et les mythologies sont propices à l’élaboration de figures de style. Pas toujours à bon escient, l’édile ne fonctionne que pour le maire d’une commune et non pas pour les autres conseillers municipaux puisque l’édile était un magistrat de la Rome antique. Le « viatique » encore quelquefois utilisé en dernier recours est une assistance, un renfort dans la religion chrétienne. Bien des équipes sportives ont « bu le calice jusqu’à la lie » dans les pages des journaux pour illustrer leur lente déroute ; les sportifs savaient-ils que la formule vient du fait que, après son procès, le philosophe Socrate a accepté son exécution en buvant une coupe tenant un poison, la cigüe ? Comment traiter de la politique sans mobiliser « les brebis égarées » pour désigner des dissidents qui rejoignent finalement la majorité ?

Effets de mode lexicaux

Certaines expressions sont des effets de mode. Qui dit encore « c’est Dallas ! » pour comparer avec les rebondissements sans fin d’une série télévisée des années 1980 ? En revanche, le terme d’« acte » pour évoquer un phénomène récurrent est très employé actuellement. Une mode lexicale affiche un « impact » partout ; ce terme qui a une connotation de violence, voire de guerre, tend à devenir un synonyme d’influence, de conséquence ou d’effet. Sans doute peut-on voir là le symptôme d’une dramatisation des propos. Dans le domaine économique, « start-up » est très tendance et pas seulement pour désigner une entreprise innovante récemment créée. « Bling-bling », une expression qui a connu son heure de gloire dans les années 2000 pour évoquer le côté clinquant d’une personne, est en voie de disparition.

Parmi les tics de langage actuels, nous avons été unanimes pour regretter l’épidémie de formes passives qui se développe dans les médias. La forme passive alourdit le style. L’emploi de « se faire » a souvent lieu à mauvais escient notamment dans les cas d’agression : on ne se fait pas agresser (écriture qui déplace l’action sur la victime, comme si elle en était responsable), on est victime d’une agression, telle personne a agressé telle autre personne, etc.

Privilégier l’écriture simple

Nous avons aussi débattu de l’emploi de la profession pour caractériser un protagoniste dans un fait divers notamment. L’exemple de « M. X, boucher étranglé par son fils » lors d’un dramatique événement à Châtillon-sur-Seine a permis de confronter nos points de vue à partir d’un cas concret publié par un de nos membres il y a quelques années. C’est un reproche que l’on fait souvent aux médias : « le boucher », « la joggueuse », etc. sont réducteurs par rapport à l’identité d’une personne.

Il faut pourtant distinguer les médias locaux et nationaux. Les médias locaux vont sortir le fait divers, nommer le protagoniste et choisir une caractérisation évocatrice pour les lecteurs pouvant connaître la victime. Les médias nationaux qui vont généraliser l’affaire ont moins de place pour donner des détails sur la personne et vont reprendre en partie la caractérisation émise par les médias locaux, en la simplifiant encore.

Les médias locaux connaissent bien leur lectorat, leur audience. Le vocabulaire est donc adapté avec, pour les médias locaux généralistes, une écriture qui doit pouvoir être comprise par le plus grand nombre. Même un média économique se doit d’avoir une écriture simple et descriptive : employer le jargon de la plasturgie apparaîtra abscons aux lecteurs travaillant dans l’agroalimentaire.

Nous avons souligné la diversité des tics de langage en fonction de la segmentation des médias et donc de ce qu’attendent les lecteurs. Les médias locaux généralistes sont moins sensibles aux effets de mode mais aussi moins enclins à la reprise de nouveaux termes venant de mouvements militants. Par exemple, nos adhérents présents à l’atelier ne voient pas bien la pertinence de mentionner les « personnes racisées » ou encore les « féminicides » à leur lectorat.

Nous nous sommes accordés sur l’idée que les expressions toutes faites font partie de l’arsenal lexical efficace des journalistes et que ce qui apparaissait véritablement problématique était que tous les médias parlent éventuellement de la même façon au même moment.

Merci à la Brasserie des Loges, place du Théâtre à Dijon pour son aimable accueil.

 

 

 

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Lecture de portfolios « Gilets jaunes »

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Des membres du Club de la presse et des non-adhérents se sont retrouvés ce mardi soir à la brasserie dijonnaise la Comédie pour une lecture de portfolios sur le thème des manifestations de « gilets jaunes ». Après un préambule autour d’ouvrages sur les événements de Mai 1968, référence en la matière, quatre photographes, dont un membre de l’Union des Photographes Professionnels, ont présenté et commenté leurs images réalisées à Dijon ou Paris.

Chacun a pu partager sa vision, qu’elle soit principalement informationnelle ou qu’elle résulte d’un travail d’auteur avec pour toile de fond les manifestations. Au moment des prises de vue, les photographes ont plus ou moins en tête la destination de leur travail (presse, livres, expositions…). Ce que le philosophe Walter benjamin appelait la valeur d’exposition des images est influencée dès la production par l’intentionnalité – consciente ou inconsciente – de l’auteur.

Échanges sur les pratiques journalistiques

Les rassemblements des gilets jaunes n’étant pas déclarés, sans organisateur identifié, avec des participants ayant peu d’expérience des manifestations (beaucoup ont dit manifester pour la première fois), cela prêtait à des images qui changeaient des topoï habituels des « manifs » où l’on retrouve les personnalités représentatives bien rangées derrière la banderole de tête de cortège. La dimension chaotique et la perception d’un cadre urbain rendu étrange sont sensibles dans la plupart des clichés qui ont été présentés.

Nous avons aussi pu échanger sur nos pratiques journalistiques, les attitudes à avoir en fonction des situations, les équipements à prévoir. Les relations ou les rapports de force tant avec les manifestants qu’avec les forces de l’ordre ont été largement débattus. Une réunion de ce genre sert aussi en partie à évacuer le stress généré par le suivi de manifestations qui se terminent dans la violence. N’oublions pas que les photographes prennent des risques pour documenter ces événements symptomatiques d’un état de la société.

À retrouver à la bibliothèque municipale :

Claude Dityvon (avec des textes de Christian Caujolle et François Cheval), Mai 68, état des lieux, André Frère éd., Marseille, 2018

Daniel Cohn-Bendit (préface), Mai 68, Denoël, Paris, 2008

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Hans Stark au Club de la Presse Bourgogne à propos du traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle : « Avions-nous besoin d’un nouveau traité ? A priori non… »

hansstarkSecrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Institut français des relations internationales, Hans Stark a donné une conférence le 6 février à Dijon, à l’invitation de la Maison de la Rhénanie-Palatinat, suivi d’un débat animé par les journalistes du Club de la Presse Bourgogne. 

Avions-nous besoin de ce nouveau traité franco-allemand, signé le 22 janvier dernier à Aix-Chapelle par le Président de la République, Emmanuel Macron et Angela Merkel, la chancelière allemande ? D’entrée, Hans Stark se veut intrigant  : « A priori, non, tout se trouve déjà dans les traités européens, cependant il est assez positif, même ambitieux. »

La défense, les relations transfrontalières, la politique économique, les échanges universitaires,… le conférencier a détaillé les termes du nouveau traité qui laisse parfois apparaître des contradictions entre les deux pays. Comme la politique économique qui doit donner naissance à une zone économique franco-allemande avec des règles communes, alors que la France et l’Allemagne ne développent pas le même modèle économique. 

Le public composé de germanophiles, d’enseignants et d’étudiants de nationalité allemande, a participé à la discussion autour de ce document élaboré 56 ans après que le Général De Gaulle et le Chancelier Adenauer aient scellé la réconciliation franco-allemande avec le Traité de l’Elysée en 1963.

La soirée s’est achevée par un verre de l’amitié, avec un breuvage en provenance des vignobles allemands, forcément.

La soirée en images réalisées par Jean-Christophe Tardivon, photographe et président du Club de la Presse.

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Le prix 2018 de l’attaché de presse à Eric Mélot, du Conseil départemental de la Côte-d’Or

Depuis trois ans, le Cerclecom, Cercle des professionnels de la communication, associe le Club de la Presse Bourgogne à sa Festive d’hier pour y élire l’attaché(e) de presse de l’année. Cette année, il se conjugue pour la première fois au masculin ! Les adhérents du CPB ont choisi Eric Mélot, attaché de presse du Conseil départemental de la Côte-d’Or. C’est visiblement heureux qu’il est monté sur la scène de La Vapeur, jeudi 31 janvier, pour y recevoir son prix des mains de Déborah Lévy, vice-présidente qui a présenté aux quelques 300 personnes présentes, le club de la presse composé de rédacteurs et photographes, pour beaucoup des indépendants, de la presse écrite, du web, de la radio. 

La festive d’hiver du Cerclecom récompense les meilleures campagnes de communication de l’année, presse, média sociaux, vidéo, relations publiques etc. Et il y a eu, disait Arthur Deballon, son président, encore pléthore de candidats : pas moins de  39. 

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Eric Mélot et Déborah Lévy, vice-présidente du CPB © Antonin Tabard.

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Tous les lauréats de la Festive d’hiver 2018-19. © Christine Müller-Wille

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Premier afterwork MASCI

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Cinq étudiantes du MASCI ont organisé le premier afterwork (ou rencontre après le travail) de ce master le mardi 22 janvier 2019 sur le campus dijonnais de l’université de Bourgogne. Il s’agit de Joseta Lawson-Placca, Andréa Lhuissier, Anaïs Petit, Tatiana Tiao Vannitha et Cindy Tran.

Après un discours d’accueil par les responsables de la formation Jean-Jacques Boutaud et Clémentine Hugol-Gential, Florent Sallard (fondateur des agences W40, Super Cafard et Ghost Reality) a posé « sept règles pour casser les règles ». Ensuite, Lucile Morin (fondatrice d’Essencialy) a présenté l’intelligence collective, méthode de travail à même de développer la créativité en entreprise. Par la suite, d’anciens étudiants ont évoqué leur parcours.

Les futurs communicants formés aux relations presse

MASCI pour MAster spécialisé en Stratégies de Communication Internationale. Comme indiqué sur sa page web, le master traite de la réflexion stratégique et l’évolution des métiers de la communication (dircoms, directeurs d’agences ou de services). Ce champ est abordé dans sa diversité : comm’ externe et interne, les messages et l’événementiel, la créativité et la mise en œuvre d’une stratégie, d’un plan de communication… L’approche de l’international se fait avec la pratique de deux langues étrangères.

Les relations presse font l’objet de cours donnés par Isabelle Maille-Ferrières (responsable de la communication de la délégation régionale Bourgogne-Franche-Comté d’EDF). Le Club de la presse Bourgogne ayant été représenté lors de ce premier afterwork, des contacts ont été pris afin d’intervenir dans un cours afin d’échanger avec les étudiants sur les besoins de nos adhérents en matière de relations presse.

Site web du MASCI

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Dans les coulisses de l’info trafic

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Autoroute Info a eu l’amabilité d’accueillir des membres du Club de la presse ce mardi à Dijon. Nous avons pu prendre connaissance de l’organisation de l’équipe pour collecter les informations à diffuser sur les conditions de circulation, découvrir le travail rédactionnel des journalistes pour les autres contenus et visiter les studios de la radio.

L’info trafic sur 107.7

Autoroute Info émet sur la fréquence FM 107.7, le long de 2 500 kilomètres de voies (ce qui représente autant d’émetteurs qu’Europe 1). Implantée à Dijon et Chambéry, elle est une filiale du groupe APRR qui finance la station à 51 % ; le reste du budget étant complété par des partenaires, de la publicité et des prestations pour d’autres radios d’autoroute. Elle est dirigée par Marie Darson et Paul Mathiot est le rédacteur en chef d’une équipe de 25 journalistes. Ceux-ci font des journées de 10 heures – généralement 5 heures d’antenne et 5 heures de reportage – durant 4 jours. Il existe une équipe de nuit qui prend un poste plus long.

« Des sauveurs de vie »

La radio a été fondée par Jérôme Bellay sur le modèle de France Info. Marie Darson revendique la prétention d’être des « sauveurs de vies » en informant les usagers de la route sur les aléas de la circulation. « Nous sommes des journalistes mais pas des gens de communication » nous précise-t-elle. L’insertion des journalistes auprès des équipes d’APRR n’a pas été évidente, il régnait une certaine méfiance vis-à-vis du traitement journalistique des accidents.

Dans la salle de rédaction, l’équipe a accès aux caméras disposées le long des voies afin de visualiser une situation par exemple après un accident ; en revanche, elle ne peut manipuler les caméras pour en modifier l’angle de vue. Cela permet de commenter en direct la situation pour informer les automobilistes sans mobiliser les patrouilleurs évidemment pris par la sécurisation du site. Il a fallu pour cela gagner la confiance des agents d’APRR.

L’info trafic mais pas que

Les remontées des opérateurs de terrain nourrissent les alertes à l’antenne dont la priorité peut amener à couper un programme pour les diffuser. Pour Marie Darson, « la qualité importante, c’est l’humilité ». En effet, le journaliste à l’antenne doit beaucoup improviser pour traiter des informations aussitôt reçues. Il s’agit d’une improvisation très structurée par l’expérience. À leur recrutement, les journalistes sont formés pendant un mois avant de pouvoir prendre l’antenne.

En plus de l’info trafic, les journalistes préparent des sujets pratiques comme ceux en lien avec la mobilité ainsi que des sujets concernant le tourisme et le patrimoine autour des voies d’APRR et d’AREA. Les informations générales sont, elles, fournies par France Info.

En cas de problème sur une autoroute, l’équipe rappelle qu’il y a des bornes d’appel tous les deux kilomètres, qu’il existe une application pour smartphone « SOS Autoroute » ou encore un numéro de téléphone vers un serveur vocal : le 3620.

Merci à Nadège Hubert, ancienne journaliste de la radio, d’avoir préparé cette visite et merci à Marie Darson ainsi qu’à Paul Mathiot pour leur sympathique accueil.

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Atelier sur le droit à l’image

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Sujet d’intérêt pour les membres du Club de la presse, un atelier sur le droit à l’image s’est déroulé le 12 juin 2018 à la Comédie à Dijon. Jean-Christophe Tardivon, photographe, a présenté le contexte global depuis une trentaine d’années (les contentieux sont devenus nombreux) en mettant à part le cas des réseaux sociaux (sur lesquels les infractions au droit à l’image sont légion) en attendant qu’une jurisprudence se stabilise à ce sujet.

Contexte global

Pour mémoire, le droit à l’image est le droit que chacun possède sur la reproduction de sa propre image. Un individu peut donc autoriser, limiter ou refuser l’exploitation de la reproduction de son image. Cela vaut pour les photographies, dessins, peintures… Néanmoins, une personne ne peut s’opposer à la captation d’une image dans un cadre public pour peu que sa vie privée et sa dignité soient respectées. En revanche, cela vaut aussi pour les biens, objets et animaux de la personne concernée.

Il n’y a pas de texte de loi qui régit ce droit mais une jurisprudence à présent bien établie même si elle peut évoluer (ce qu’elle fait en allant vers de plus en plus de sévérité) : «Toute personne a sur son image [fixe ou mobile] et sur l’utilisation qui en est faite un droit exclusif et peut s’opposer à sa diffusion sans son autorisation» (CA. Paris, 1re ch., 23 mai 1995)

En revanche, on trouve une disposition «spéciale paparazzis» qui sanctionne le «fait, au moyen d’un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui (…) en fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé» (Code pénal 226-1) .

Il n’est pas nécessaire qu’un préjudice soit établi, une absence d’autorisation écrite explicite peut suffire pour intenter une action en justice contre la diffusion de l’image en question. Le critère étant la possible identification du sujet.

La condition d’information

Le droit à l’image peut céder devant le droit à la légitime information du public. Une image peut donc être exploitée sans autorisation si elle est l’illustration d’une actualité (pour peu que cela ne soit pas un prétexte). Attention, isoler une personne au sein d’un groupe est une sorte de circonstance aggravante en cas d’infraction au droit à l’image.

Quelques cas particuliers

Les policiers peuvent être filmés ou photographiés lors d’une mission dans un lieu public. Il n’y a pas de droit à l’image particulier pour les forces de l’ordre sauf Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du président, lutte anti-terroriste (DGSI, SAT, Sdat), contre-espionnage.

Un policier ne peut pas saisir du matériel (ou le contenu enregistré) sauf s’il s’agit d’un officier de police judiciaire dûment habilité par le parquet pour cela. Néanmoins, il est conseillé de ne pas s’opposer afin de ne pas donner prise à d’éventuels reproches de rébellion.

La présomption d’innocence doit bien sûr être respectée (pas de photographie de personnes menottées).

Il tend à se développer une sorte de «droit à l’oubli» pour les condamnés ayant purgé leur peine.

Pour aller plus loin :

Pierrat Emmanuel, Reproduction interdite, Maxima, Paris, 2002

La page du site de l’UPP sur les photojournalistes

Le site de Joëlle Verbrugge

 

 

 

 

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